Archive pour 24.5.2011

Orange : Stéphane Richard voit poindre la fin de l’Internet mobile illimité

A quelques heures des premières tables rondes de l’eG8 Forum, le P-DG d’Orange a réaffirmé sa vision de l’Internet mobile. Face à l’explosion du trafic, Stéphane Richard souhaite qu’une nouvelle approche dans la manière de fixer les prix soit étudiée.

Alors que les « géants » de l’Internet se réunissent à l’occasion de l’eG8 Forum, Stéphane Richard a glissé quelques indiscrétions sur sa vision de l’avenir des réseaux mobiles. Selon lui, la consommation via les smartphones (Data) va connaître une augmentation importante. Il serait donc important de prévoir non seulement de nouveaux investissements mais également de revoir les politiques tarifaires.

Selon AllThingsDigital, le patron d’Orange estime que l’ensemble des acteurs des réseaux (Opérateurs, éditeurs, hébergeurs, constructeurs, prestataires techniques…) ne sont pas suffisamment « incités à gérer correctement et mondialement le trafic ». Il précise : « il est totalement impossible d’absorber une telle explosion du trafic sans faire des investissements massifs dans les équipements et sur les fréquences, mais aussi sans présenter de nouvelles approches en matière de prix ».

Pour rappel, Stéphane Richard avait plusieurs fois tenu des propos similaires. Tout d’abord en 2009, puis l’an dernier, le p-dg d’Orange avait soutenu que la notion d’Internet mobile illimité était « floue, voire ambigüe, sans exclure qu’elle puisse être parfois trompeuse voire mensongère ». Désormais, Orange compte donc à nouveau mettre en avant ce besoin de transparence afin que chaque acteur (y compris les consommateurs) participe à l’accompagnement de cette hausse du trafic.

Plus récemment, lors d’un colloque organisé par l’Arcep, le haut dirigeant avait même plaidé pour la construction d’un « nouvel Internet ». Il souhaitait l’avènement d’un réseau qui ne « serait plus basé sur la gratuité symétrique. Sur le mobile, nous allons devoir faire un effort en matière d’investissement alors que nous supportons une croissance forte des échanges de données. Cette adéquation n’est donc pas valable… » Stéphane Richard militait alors pour la mise en place de nouvelles règles permettant de « donner une prime aux courageux plutôt qu’aux suiveurs… ».

Un Apple du pied ?

Outre cette sortie au sujet de la taille des réseaux et de la stratégie de fourniture de connexions, le patron d’Orange a également critiqué la politique menée par Apple. « Tout le monde parle de neutralité du réseau mais ce principe ne recouvre pas seulement les tuyaux. Lorsque vous avez des acteurs comme Apple qui gèrent une plateforme d’applications et qui décident de ce qui est bon et de ce qu’elle ne veut pas voir, c’est un problème » affirme t-il.

Toujours est-il que malgré ses critiques, Stéphane Richard a confirmé l’intérêt de l’opérateur pour le nouveau standard de cartes SIM d’Apple. Plus petites que les micro-SIM actuelles, ces cartes devraient être développées afin de pouvoir les intégrer dans de prochains appareils électroniques plus fins.

Une confirmation donc puisque la direction des services mobiles d’Orange avait récemment déclaré être « ravie d’apprendre qu’Apple a soumis la semaine dernière de nouvelles demandes auprès de l’ETSI pour une carte SIM plus petite - plus petite que celle de l’iPhone 4 et de l’iPad »…

Source : Clubic.com

 

La Poste devient opérateur mobile virtuel

La Poste a ouvert au public, ce lundi, son service de téléphonie mobile destiné aux particuliers. Utilisant le réseau SFR, qu’elle loue, La Poste rejoint donc les autres opérateurs mobile virtuels (MVNO), ces entreprises qui ne disposent pas d’une licence, mais qui achètent en gros de la bande passante et du temps de communication à d’autres opérateurs pour proposer leurs services.

Et pour ce faire, SFR et La Poste ont créé une coentreprise, détenue à 51 % par La Poste. Le groupe espère conquérir 1,5 à 2 millions d’abonnés en quatre ans, en s’appuyant sur son fort maillage du territoire.

Pour se différencier des autres opérateurs, La Poste propose des tarifs légèrement inférieurs à ceux des opérateurs historiques. Surtout, La Poste joue sur l’un des points faibles des offres classiques, le renouvellement du mobile et du forfait. En cas de changement de forfait, l’abonné ne sera par exemple pas contraint de se réengager, et au bout de deux ans de contrat, il se verra proposer de changer de mobile au même tarif qu’un nouvel abonné, une proposition que ne fait pour l’instant aucun autre opérateur.

Source : le Monde

Sony à nouveau piraté

Une filiale de Sony a été victime d’une intrusion. L’un des serveurs du géant japonais a également servi à une attaque de type phishing

So Net Entertainment, une filiale de Sony chargée de fournir un accès mobile à Internet au Japon, a été victime d’une intrusion dans son système d’information. Le pirate s’est emparé de points de fidélité So Net, soit de l’argent virtuelle d’une valeur de 1 220 dollars. L’intrus a utilisé les points de 128 comptes et a pu accéder aux boites mail de 90 utilisateurs.

L’attaque a été découverte mercredi dernier, So Net ayant dû bloquer une adresse IP qui avait émis 10 000 requêtes de connexion sur son service. La filiale, détenue à 58% par Sony, a ensuite dû arrêter certains de ses services. So Net pense que le pirate possédait les identifiants sans le mot de passe des comptes, et qu’un logiciel a ensuite, par force brute, généré des mots de passe jusqu’à trouver le bon.

Par ailleurs, le fournisseur de solution de sécurité F-Secure a découvert qu’un site de phishing possédait une adresse URL thaïlandaise appartenant à Sony (hdworld.sony.co.th). Cela signifie bien que l’un des serveurs de Sony a été compromis. Le faux site imitait une société bancaire italienne (CartaSi), et invitait l’internaute à donner des informations sensibles.

Des informations qui interviennent alors que Sony a à peine commencé à rétablir  la semaine dernière, ses divers services, et notamment le Playstation Network, près d’un mois après avoir annoncé avoir été victime de plusieurs fuites massives de données.

Source : journaldunet.com

Actualités sur les réseaux en fibre optique dans les immeubles

L’ARCEP n’a pas tardé à réagir à la publication il y a quelques jours par l’Express des remarques de la société Sia Conseil et du cabinet d’avocats Tawa Choisy démontrant que les opérateurs pouvaient ne plus être propriétaires au bout de 15 ans des réseaux de fibre optique qu’ils auraient installés dans les immeubles. L’ARCEP publie donc le 19 mai 2011, avecr un communiqué de presse, une nouvelle version du guide pratique à l’attention des propriétaires ou copropriétaires, et de la convention-type entre les copropriétés et l’opérateur d’immeuble étendant la durée de la convention à 25 ans et conservant la propriété même à l’échéance à l’opérateur qui l’aurait installé.

La convention prévoit que cet opérateur assure la continuité du service jusqu’à l’arrivée d’un éventuel nouvel opérateur d’immeuble.

La copropriété pourra à l’issue de la convention (renouvelable 1 fois) :

  • désigner un nouvel opérateur d’immeuble qui pourra racheter le réseau de l’opérateur précédent dans le cadre d’un accord de gré à gré,
  • devenir elle-même opérateur d’immeuble, soit en rachetant le réseau à l’opérateur précédent puis en respectant la législation entourant les opérateurs.

L’opérateur d’immeuble assure aussi l’entière responsabilité de l’entretien, la maintenance et l’accès par des opérateurs commerciaux que retiendraient les occupants.

Rappel : toutes les constructions d’immeubles neufs de plus de 11 logements depuis le 1er janvier 2011 doivent intégrer un précablage en très haut débit.

Pour que les immeubles bénéficient du très haut débit, La Palice ou Lagardère (pas lui, l’autre ) auraient indiqué que le haut débit doit aller à eux !

Le Plan Très Haut Débit se décline en SCorAN (Stratégie de Cohérence Régionale d’Aménagement Numérique) et en SDTAN (Schéma Départemental Territorial d’Aménagement Numérique) et à fin mars on comptait 69 département qui s’étaient livrés à l’exercice en remettant leur copie à l’ARCEP.

Document en ligne :

Le guide pratique sur l’installation de la fibre dans les immeubles

La convention type entre les (co)propriétaires et l’opérateur d’immeuble

Etat des lieux des DTAN et des SCoRAN

e-G8

A l’initiative du Président de la République Française, Monsieur Nicolas Sarkozy, également Président en exercice du G8, les Chefs d’Etat et de Gouvernement du Groupe des Huit – Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande Bretagne, Italie, Japon, Russie – ont décidé de mettre au programme du sommet du G8 de Deauville une discussion sur l’Internet et l’écosystème numérique.

C’est la première fois que les technologies de l’information seront formellement débattues lors d’un sommet de chefs d’Etats – une façon de souligner la reconnaissance du rôle majeur de ces secteurs pour favoriser la croissance.

Afin de nourrir le débat des gouvernants, le e-G8 Forum – le premier du genre – se tiendra à Paris les 24 et 25 mai prochains, à la veille du Sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement du G8, à Deauville, les 26 et 27 mai 2011.

Le e-G8 Forum réunira les leaders et experts des technologies de l’information et de l’Internet, du monde entier. Les acteurs de l’économie numérique participant au e-G8 Forum seront libres de leurs sujets, de l’ordre du jour, du contenu et des conclusions qui seront soumises à la discussion des chefs d’Etat à Deauville.

Source : e-G8

BOUCLE LOCALE RADIO – WIMAX : ETAT DES DEPLOIEMENTS A FIN DECEMBRE 2010 ET CONSULTATION PUBLIQUE SUR LES PERSPECTIVES DE DEVELOPPEMENT

A ce jour, 19 acteurs bénéficient d’autorisations de boucle locale radio en France métropolitaine dans la bande de fréquences 3,4-3,6 GHz.

 

Au terme de plusieurs contrôles et d’une période de mise sous surveillance, l’Autorité présente un état des lieux des déploiements de ces réseaux et des offres de service disponibles. Cet état des lieux conduit au constat d’un déploiement toujours modeste au regard des engagements pris par les titulaires dans leurs autorisations, la majorité de ces déploiements correspondant à des projets réalisés dans le cadre de réseaux d’initiative publique visant à apporter le haut débit fixe dans des zones non desservies à ce jour.

 

Dans ce contexte, l’ARCEP souhaite recueillir un éclairage plus large sur les enjeux relatifs au développement de réseaux de boucle locale radio dans la bande 3,4-3,6 GHz, afin de disposer, en concertation avec les acteurs du secteur, d’une vision actualisée du marché de la boucle locale radio et de ses possibilités de développement, de l’état industriel de développement des technologies, et des besoins en fréquences. C’est dans cette perspective que l’ARCEP lance une consultation publique jusqu’au 23 juin 2011.

 

Source : Arcep.fr

 


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