Archive de la catégorie Télécom

Plan Très Haut Débit entre enthousiasme officiel et réserves AVICCA

Le 27 Avril 2011 en Conseil des Ministres, Bruno Le Maire, ministre de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l’aménagement du territoire, et Éric Besson, ministre de l’industrie, de l’énergie et de l’économie numérique, ont annoncé que “sollicités par le Gouvernement, les opérateurs ont fait part de leur intention d’engager, d’ici cinq ans, ce déploiement sur le territoire de plus de 3.400 communes regroupant, avec les 148 communes constituant les zones très denses, près de 57% des ménages français”.

Après avoir souligné que “le déploiement d’infrastructures de communications électroniques à très haut débit représente un enjeu majeur pour la compétitivité de la France” car il permet le développement de nouveaux services innovants, pour les entreprises comme pour les acteurs publics et les citoyens”, les ministres ont rappelé que “le programme national en faveur du très haut débit, annoncé en juin 2010 et qui mobilise 2 milliards d’euros au titre des investissements d’avenir, sera opérationnel à l’été 2011″.

Il a  aussi été rappelé que “des prêts, d’un montant total d’un milliard d’euros, renforceront la capacité d’investissement des opérateurs” et qu’ils “seront également accessibles aux opérateurs privés choisis comme délégataires au terme d’une procédure ouverte dans le cadre de réseaux d’initiative publique”.

En outre, un label gouvernemental sera décerné aux opérateurs prenant des engagements en matière de rapidité et d’homogénéité de leur déploiement.

Par ailleurs, “une enveloppe de 900 millions d’euros, préfigurant le fonds d’aménagement numérique des territoires (FANT), sera consacrée aux projets des collectivités territoriales de déploiement de fibre optique (la copie pour l’île de La Réunion devrait être prête dans les temps ).

Les ministres ont aussi précisé que “l’Etat veillera à la bonne articulation entre l’initiative privée et l’initiative publique. Le cofinancement sera modulé selon la situation de chaque département, en prenant en compte la proportion de la population vivant en territoire rural. S’agissant de l’outre-mer, les modalités de financement seront adaptées afin de prendre en compte les spécificités de ces territoires. Une part minoritaire de l’enveloppe sera consacrée à l’amélioration de la fourniture d’accès à Internet à haut débit par des technologies alternatives telles que la montée en débit. Les conditions de financement public seront similaires à celles retenues pour le très haut débit”.

L’Association des VIlles et Collectivités pour les Communications électroniques et l’Audiovisuel (Avicca) a réagi dans la foulée par un communiqué en saluant les mesures annoncées par le Gouvernement pour le très haut débit, tout en formulant des réserves et en demandant “une péréquation entre les territoires”.

Elle déclare que “les mesures d’aides de l’Etat pour passer au très haut débit sont bienvenues, tant la France, comme l’Union européenne en général, est en train de prendre du retard sur les pays les plus avancés”.

Toutefois, l’association considère qu’”elles s’inscrivent dans un cadre qui les fera buter sur trois problèmes rédhibitoires”, car l’action publique est subordonnée à l’action privée, alors même que le modèle économique des opérateurs pour assurer cette mutation très gourmande en capitaux n’est pas assuré”.

Elle déplore la “complexité et les inégalités de traitement” qu’engendrent l’absence d’obligation d’une “couverture des territoires concernés” et la réduction des moyens financiers.

Depuis plusieurs années l’Etat a ponctionné les opérateurs pour boucler son budget (contribution au financement des industries de programme, financement de l’audiovisuel public, augmentation de la TVA…). La somme prélevée chaque année est largement supérieure au total des subventions du Programme national, qui seront étalées sur plusieurs années”, observe l’Avicca.

Elle constate que “les collectivités sont appelées à la rescousse pour combler les trous”.

Elle demande un “véritable “plan B” qu’il faut mettre sur pied” comportant notamment “une péréquation entre les territoires, une hiérarchisation des cibles locales, à commencer par les communes et les quartiers mal desservis en haut débit” et l’adoption d’une “législation qui oblige à la couverture intégrale des zones fibrées” avec “un financement majoritaire de ces nouveaux réseaux via une contribution de service public, perçue principalement auprès des abonnés aux réseaux de communications électroniques”.

Nul doute que les opérateurs ne vont pas tarder à réagir à cette proposition.

Source Mairie-info.com
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Colloque de l’ARCEP :”CROISSANCE, INNOVATION, RÉGULATION”

L’ARCEP organise le 4 mai prochain son colloque annuel sur le thème “CROISSANCE, INNOVATION, RÉGULATION” qui sera ouvert par Eric Besson, ministre de l’industrie, de l’énergie et de l’économie numérique.
Une vingtaine d’intervenants internationaux de haut niveau débattront dans quatre tables-rondes.

Quatre capitaines d’industrie - Stéphane Richard, Jean-Bernard Lévy, Martin Bouygues et Xavier Niel - ont accepté de présenter leur vision.

Le colloque sera retransmis en vidéo en direct, en français et en anglais, sur le site de l’Autorité depuis la page d’accueil.

Source: ARCEP

Fibre optique : l’Etat met 2 milliards d’euros sur la table

Le gouvernement a montré aux opérateurs qu’il se tenait à leurs côtés pour le déploiement de la fibre optique. Au moment où ces derniers s’engagent à couvrir 57 % de la population en très haut débit d’ici 5 ans, l’État s’engage à consacrer 2 milliards d’euros afin d’atteindre l’objectif d’une couverture FTTH complète en 2025.

Après avoir fixé les règles pour le déploiement du très haut débit, le gouvernement s’est exprimé sur le volet financier. Mercredi, Bruno Le Maire, Ministre de l’Agriculture et de l’Aménagement du Territoire, Éric Besson, Ministre chargé de l’Industrie et René Ricol, commissaire général à l’investissement, ont révélé la carte du déploiement de la fibre optique par les opérateurs privés sur les dix prochaines années. Parallèlement, l’État a aussi dévoilé le montant des investissements qu’il consacrera au déploiement du très haut débit, notamment pour couvrir les zones moins denses.

Fibre optique

Afin d’atteindre une couverture en fibre optique de 100 % de la population d’ici 2025 le gouvernement s’engage à investir 2 milliards d’euros provenant du grand emprunt. Cette somme sera ventilée entre les opérateurs privés et les collectivités locales.

Un milliard d’euros pour les opérateurs privés

Un milliard d’euro sera prêté aux six opérateurs privés (France Télécom, SFR, Iliad, Covage, Alsatis,et une société de projet à créer, Ezyla) afin de renforcer leur capacité d’investissement. Ces opérateurs se sont engagés à couvrir plus de 3 400 communes dont les 148 villes les plus denses d’ici 5 ans, ce qui représente 57 % de la population française. Récemment, Orange a confirmé son objectif de couvrir 60 % des français en THD d’ici 2020.

« Les opérateurs nous disent que pour atteindre leur objectif de couverture, on est aux alentours de six milliards (d’euros). Entre les collectivités et (l’État), nous rajoutons quatre milliards. On est aujourd’hui aux alentours de dix milliards sur la table, pour les 10 ans qui viennent  » a précisé le commissaire général à l’Investissement, René Ricol.

Soucieux de résorber la fracture numérique et rappelant que ce chantier représentait une somme de 25 milliards d’euros sur une quinzaine d’années, Éric Besson a prévenu que l’État sera « vigilant au respect de ces engagements ».

900 millions d’euros pour les collectivités territoriales

travaux fibre optique

Pour les 43 % de la population française résidant dans les zones rurales, le gouvernement a prévu de consacrer 900 millions d’euros pour les projets de déploiement des collectivités territoriales. Les subventions pourraient s’élever de 33 % à 45 % du montant des réseaux d’initiative publique selon l’importance des zones rurales dans chacun des départements a précisé Bruno Le Maire.

100 millions d’euros pour les solutions par satellite

Enfin pour les zones les plus reculées comme les régions montagneuses, une enveloppe de 40 à 100 millions d’euros sera attribuée aux solutions d’accès au très haut débit par satellite.

Ces objectifs semblent optimistes face aux critiques sur les lenteurs du déploiement du très haut débit. Début janvier, Yves Rome, le président de l’Association des Villes Collectivités pour le Communications électroniques et l’Audiovisuel(AVICCA) estimait que le déploiement prendrait 40 ans à ce rythme là. Par ailleurs, avec 900 millions d’euros consacrés aux collectivités territoriales, le gouvernement est loin des 15 milliards sur 15 ans réclamés par ces dernières.

Source : AFP

LE TRÈS HAUT DÉBIT SUSCITE PEU D’INTERET DANS LES DOM

Un appel à manifestations d’intentions d’investissement (AMII) a été lancé par le Gouvernement le 4 août 2010, afin d’inviter les opérateurs de communications électroniques à présenter leurs projets de déploiement de réseaux à très haut débit (THD).

En réponse à cet appel, 6 opérateurs – France Télécom, SFR, Iliad, Covage, Alsatis et une société de projet à créer Ezyla – ont manifesté leur intention d’engager, d’ici 5 ans, les déploiements sur plus de 3 400 communes regroupant, avec les 148 communes qui constituent les zones très denses, près de 57% des ménages.

Le rapport qui a été rendu démontre un intérêt pour les investisseurs pour des projets étant basés en métropole. A l’inverse peu de projet sont destinés au territoires d’ Outre-Mer. DM Conseil, société spécialisée dans les activités d’audit et de diagnostic technique autour des métiers des TIC nous fait part des différentes initiatives privées pour les Départements d’Outre-Mer qui sont au nombre de 4 pour l’ensemble des DOM :

- une à La Réunion sur la commune de Saint-Denis,
- deux en Guadeloupe sur les communes de Pointe-A-Pitre et de Basse-Terre,
- une en Martinique sur la commune de Fort-de-France,
- zéro en Guyane.

L’ensemble des cartes et des réponses à l’appel à manifestations d’intentions d’investissement sont disponibles via ce lien.

Source : DOM TOM ADSL

ACTU MARTINIQUE: LE POINT SUR LE HAUT DEBIT

Serge LETCHIMY, Président de Région, a visité ce vendredi 15 avril le chantier du haut et très haut débit et a rencontré des représentants de l’Université Antilles Guyane, première utilisatrice de ce réseau performant.

La nouvelle équipe régionale a hérité d’une situation au bord de la rupture entre Martinique Numérique, délégataire en charge de la construction et de l’exploitation du Réseau, et la Région Martinique. Deux ans après la signature du contrat, Martinique Numérique n’avait toujours pas livré le Réseau.

Non-conformité de certains travaux d’enfouissement de tronçons, divergences d’interprétations du contrat et dialogue difficile entre le délégataire et l’ancienne mandature, autant de difficultés qui ont pendant plus de huit mois fait l’objet de mises en demeure, diagnostics, reprise des négociations à l’initiative de Serge LETCHIMY pour aboutir début décembre 2010 à la réception du premier tronçon.

A ce jour, 79 points de connexion sur les 98 prévus dans le projet sont connectés en très haut débit et prêts à être réceptionnés. Par exemple, cela concerne des sites stratégiques comme le CHU, l’UAG, de nombreuses zones d’activité économiques, zones industrielles et zones artisanales.

36 Nœuds de Raccordement sont également prêts pour la réception offrant un potentiel de dégroupage de 150 000 lignes sur les 175 000 lignes téléphoniques en Martinique. 209 kilomètres de fibre optique sont déployés soit 99 % de la fibre du Réseau. 9 sites radios en faisceau hertzien sont réalisés sur les 15 sites prévus dans le projet.

Face aux choix techniques adoptés initialement, près d’une dizaine de zones ne sont aujourd’hui pas encore couvertes par le haut débit. A son arrivée, Serge LETCHIMY s’est donc saisi à bras le corps de ce dossier pour lancer des travaux complémentaires de couverture des zones blanches. A l’horizon 2011-2012, il est prévu de permettre la couverture d’une quarantaine de zones blanches et le déploiement de fibre optique dans des zones non encore desservies.

C’est aussi, dans le cadre d’un plan d’aménagement numérique sur 10-15 ans qui sera bientôt porté par la Région Martinique, le lancement de projets Très Haut Débit pour les acteurs économiques, administratifs et les particuliers.

Source : LE SITE DE SERGE LETCHIMY

ACTU REUNION: UNE OFFRE SATELLITE GRATUITE

L’île de la Réunion, aura droit à une diffusion de la TNT par satellite gratuite sans pour cela passer par Canalsat et Parabole Réunion.

En effet, les réunionnais pourront juste avec un simple décodeur et une carte Viacess avoir accès gratuitement à la TNT par satellite.

Seul bémol, il faut attendre jusqu’au lancement du nouveau satellite Eutelsat W3C pour avoir accès à cette offre satellite gratuite.

De plus, Rappelez vous la Réunion passera au tout numérique à partir du 25 Octobre.

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Rappel: Les Aides

- Aide à l’équipement

Jusqu’à 45 ou 70€ sous conditions de ressources. Elle sert à l’acquisition d’un décodeur TNT HD, d’un téléviseur avec le décodeur TNT HD intégré, ou pou la souscription à un abonnement à la télévision par satellite ou par ADSL.

- Aide à l’antenne

Jusqu’à 120€ sous conditions de ressources. Elle sert à l’intervention d’un antenniste pour régler votre antenne, l’adapter, le réorienter ou la remplacer.

- Aide à la réception

Jusqu’à 250€.Elle vous sera attribuée uniquement si vous receviez la télévision hertzienne et que vous ne recevez pas la TNT. Elle sert à l’acquisition d’un mode de réception alternatif: installation d’une réception par satellite, par ADSL ou par Câble incluant les chaînes de la TNT.

Pour cette aide, il n’y a pas de conditions de ressources, uniquement des conditions de mauvaise réception.

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+ de Renseignement sur les Aides:

1- Vous pouvez les obtenir en appelant le             0970 818 818       (coût d’une communication locale)

2- Vous pouvez les télécharger depuis la fin du mois de Mars sur le site: http://outremer.tousaunumerique.fr

Gestion du trafic Web : les opérateurs peu enclins à la transparence

En janvier, l’ARCEP, le régulateur des télécoms a demandé aux opérateurs des informations sur les moyens utilisés pour faire face à l’inflation de consommation de bande-passante. En clair : l’accès à certains services sont-ils dégradés par rapport à d’autres ou en fonction des moments de la journée ?

source : www.zdnet.fr